INTRODUCTION À LA PERFORMANCE PROGRESSIVE METHODOLOGY 

 Une méthode d’entraînement révolutionnaire POUR TOUS 

 Écrit par Paul James le 13 octobre 2016 

 Relu par Francis Benfatto 

 

 

Stimuler – Récupérer – Produire 

 

La Performance Progressive Methodology (PPM) est une méthode de musculation en isolation permettant de stresser le muscle au plus avec le moins de poids possible tout en respectant les ressources énergétiques du pratiquant. Le protocole de croissance PPM a été mis au point par la légende française du bodybuilding Francis Benfatto. Notre maître de l’esthétique, qui a consacré sa vie à la perfection de son art, a rassemblé 45 années d’expériences au plus haut niveau dans une méthode d’entraînement permettant à tous et à tout âge, d’atteindre son potentiel génétique musculaire tout en protégeant sa santé et son intégrité physique. La procédure PPM mène aux contractions musculaires les plus fortes possibles tout en dépensant un minimum d’énergie. Ce système d’entraînement permet de stimuler la croissance du muscle exercé tout en conservant un maximum de ressources pour la récupération post-exercice, pour la production de nouveaux tissus musculaires et pour profiter du reste de son quotidien. Irréprochabilité Technique et Intensité sont le prix à payer pour bénéficier de tous ces résultats phénoménaux.

Performance Progressive Methodology Bodybuilding

Francis Benfatto : créateur de la PPM

Le Protocole de Croissance PPM n’est pas qu’une charge, des séries et des répétitions : c’est une façon de compliquer le plus possible le travail musculaire en fonction de ses capacités pour parvenir à engendrer le processus de construction de tissu noble. On ne laisse pas l’organisme souffrir des effets dévastateurs du trop lourd ou de trop de volume.  

 

1. La Performance Progressive Methodology  

La PPM ne ressemble à aucune autre méthode d’entraînement. Elle se présente sous la forme d’un protocole à suivre et d’une série d’éléments — que j’ai intitulée Puzzle Technique PPM lors de mes premières discussions avec Francis Benfatto qui, je ne le savais pas encore, allait devenir un véritable mentor pour moi — à mettre en place progressivement au cours de sa séance. Cette méthode fonctionne sur l’autorégulation. Vous faites de chaque entraînement un entraînement sur-mesure. Pour y arriver, nous allons nous pencher sur le déroulement d’une séance et la synergie des éléments fondateurs de la méthode pour que vous puissiez vous l’approprier. Il est important de comprendre tous les paramètres pour être en mesure de les ajuster/adapter à chaque fois que vous passez la porte de votre salle de sport. 

Tout d’abord, lors d’une séance en Performance Progressive, on se concentre sur le travail d’un muscle. Il est très difficile de parvenir à déclencher l’envoi du message de croissance musculaire. La procédure PPM vous guide pour arriver à ce résultat chaque jour : nous ne sommes pas systématiquement en pleine possession de nos moyens ni dans les meilleures dispositions pour s’entraîner. C’est tout simplement la vie. Or, avoir le meilleur programme sur papier est insuffisant si vous ne savez pas comment adapter votre séance à vos ressources. 

Vos ressources sont la base de l’entraînement PPM. Vous en avez besoin pour : 

  • donner suffisamment d’intensité à l’entraînement afin de stimuler la croissance du muscle exercé.
  • récupérer du traumatisme que représente l’entraînement aux résistances.
  • produire de nouveaux tissus musculaires.
  • arriver en forme à la séance suivante pour recommencer et toujours rester motivé.

 Sans ressources, on ne fait rien. Elles sont donc extrêmement précieuses. Sans compter que ce sont elles qui vous permettront de profiter du reste de votre journée, en famille, au travail, etc. Votre première mission est donc de penser à votre récupération avec autant de soin que votre entraînement.

Paul James – PPM Master Trainer

Nous ciblons un muscle pour nous donner le maximum de chances de réussir la séance, progresser et ainsi optimiser notre temps à la salle. La clé d’un travail musculaire de qualité se situe dans les sensations, c’est-à-dire dans l’isolation du travail musculaire. Après avoir choisi quel muscle entraîner, nous allons retenir l’exercice qui nous permet de développer les meilleures sensations. Répéter cet unique exercice donne le temps d’aiguiser ses chemins neuromusculaires et de développer des automatismes de positionnement du corps afin de transmettre un maximum de tension au muscle. Lors d’un curl biceps, avoir un haltère de 10kg en main ne signifie pas que le biceps reçoit la totalité de ces 10kg. Une mauvaise technique limite cette transmission et n’impose, par exemple, que 6kg sur 10 au biceps. En revanche, une excellente technique d’exécution favorise une meilleure isolation du travail musculaire, ce qui permet d’éprouver davantage son muscle à un poids donné. On peut alors transmettre au biceps jusqu’à 9, voire plus, des 10 kg de l’haltère. C’est déjà lourd car la résistance ressentie dans le biceps est en réalité multipliée par la longueur du levier que représente vos avant-bras. Le biceps lutte donc contre bien plus que seulement 10kg ! Nous devenons alors de véritables alchimistes de la fonte où le léger pour l’œil devient lourd pour le muscle.  

Cela étant dit, la meilleure paire de chaussures ne vous mènera nulle part si vous n’avez pas une carte vous indiquant comment rejoindre votre destination. C’est là qu’entre en jeu le Protocole de Croissance PPM. 

 

2. Le Protocole de Croissance PPM 

Le protocole est progressif à tous les niveaux ce qui favorise un meilleur travail musculaire, une meilleure préparation du cœur, du cerveau, du mental et réduit à néant les risques de blessures. C’est d’autant plus vrai qu’en PPM, les poids manipulés sont moindres comparés aux méthodes d’entraînement traditionnelles. Chaque série conditionne la suivante permettant ainsi de toujours travailler le muscle au mieux de ses capacités. L’intensité augmente d’une série à l’autre (et même entre deux répétitions consécutives au sein d’une même série) de sorte qu’on atteint un effort musculaire maximal en fin de séance. Chaque série, chaque répétition est réalisée de manière plus exemplaire que la précédente.

francis benfatto paul james

Protocole de la PPM

On démarre par la Phase 1 qui est une phase d’échauffement. Elle est composée de 3 séries de 20 reps, 15 reps et 10 reps où le poids augmente à chaque fois. Cette phase capitale prépare le corps tout entier, dans sa physiologie et sa psychologie, à affronter le grand stress qu’on va lui imposer. C’est aussi le moment de mettre en place tous les éléments du Puzzle Technique PPM, détaillés juste après. On entame ensuite la Phase 2 de pré-stimulation qui est une phase complètement différente. Les 3 séries successives et complémentaires qui la composent démarrent à 6 reps, puis 7 reps et enfin 8 reps. Contrairement à la Phase 1, ce n’est plus la charge qui est augmentée de série en série mais la précision technique et le nombre de répétitions. En série 5, refaire 6 reps est déjà plus difficile parce qu’on améliore tous les éléments de la procédure, mais en plus, on rajoute une répétition pour atteindre 7 reps. Nous sommes capables de faire mieux non pas parce que nous nous sommes économisés en série 4 mais parce nous avons préparé notre corps et notre tête à accepter davantage dans une forme d’exécution parfaite. Chaque série conditionne la suivante et devient plus intense. On pousse le corps petit à petit à supporter plus d’efforts de manière à atteindre tous les jours — et pas que les meilleurs — la stimulation de la croissance musculaire. On passe alors en Phase 3. La 7ème série peut être la dernière. On augmente encore le poids et nous allons utiliser la technique d’intensification Rest-Pause. Après avoir effectué 4 répétitions, et ne pouvant pas en faire une de plus de manière aussi exemplaire, nous nous reposons de 5 à 10 secondes pour faire une rep de plus, et encore une de plus. À ce stade, si on n’est pas parvenu à ses fins, on peut alors poursuivre la Phase 3 en deux ou trois séries et même terminer avec une Phase 4 comme présenté sur le schéma.

 

3. Le Puzzle Technique PPM 

Francis Benfatto Paul James

Puzzle PPM

Si le Protocole PPM est une carte routière, le Puzzle PPM représente votre code de la route. Vous devez le respecter pour être certain d’arriver à destination. Certains jours seront faciles alors que d’autres, vous serez tentés de l’enfreindre ou bien vous ne serez pas concentrés sur votre conduite. Vos chances d’arriver à bon port diminueront. C’est quand toutes les pièces du puzzle sont en place qu’on produit et qu’on reproduit le scénario parfait pour stimuler la croissance des muscles. Chaque jour étant différent, cela peut prendre plus ou moins longtemps et les éléments pourront être reconquis dans un ordre différent à chaque séance. 95% de toutes séances de musculation est une préparation pour les quelques répétitions qui seront à la base de la prise de nouveaux tissus. La phase productive est donc très courte comparée au temps et au travail nécessaires pour y arriver. À ce titre, la Phase 1 du Protocole PPM est capitale car elle vous permet de mettre en place et progressivement d’améliorer tous ces éléments fondamentaux qui travaillent en synergie. Le défi suivant sera de les maintenir fermement en place face aux difficultés grandissantes que vous allez imposer au muscle pour le stimuler. 

Francis Benfatto Paul James

Roue des Muscles PPM

3.a. Isolation 

L’isolation est un outil redoutable en Performance Progressive. On distingue exercice d’isolation (i.e. la leg extension) et isolation du travail musculaire c’est-à-dire de la sensation musculaire. On peut par exemple focaliser le travail des squats sur ses quadriceps ou même accentuer le travail des quadriceps au leg extension. Dans ces deux derniers exemples on a amélioré l’isolation du travail musculaire, peu importe que l’exercice soit dit d’isolation ou polyarticulaire.

Bodybuilding

Paul James Leg Extension PPM avec Francis Benfatto

Mettre en place tous les éléments de la méthode demande du travail et de l’attention. En PPM, les exercices deviennent très techniques à réaliser — même un « simple » biceps curl. Or les exercices d’isolation sont généralement moins techniques que les exercices polyarticulaires, dits de base. En choisissant les bons exercices d’isolation, on augmente ses chances de répéter la séance idéale à chaque entraînement. 

Il est beaucoup plus facile d’isoler le travail musculaire de ses ischio-jambiers au leg curl qu’au soulevé de terre roumain. On retrouve deux types de parasites qui vont nous éloigner d’une bonne sensation musculaire : les parasites physiques (assistanat d’un plus petit groupe musculaire intervenant dans le mouvement) et les parasites mentaux (la contraction d’autres muscles diminuant nos sensations dans le muscle ciblé). Par exemple, utiliser des straps au tirage vertical nous affranchit de la faiblesse des avant-bras et du parasite sensationnel qu’ils représentent, au profit du dos.

Un deuxième inconvénient des exercices de base est qu’ils n’imposent plus de tension dans le muscle ciblé lorsqu’il est le plus raccourci. Exemple : après un squat, debout, il n’y a plus de tension dans les quadriceps, la direction de résistance (la gravité) est alignée avec le levier (les jambes). Ce n’est pas le cas au leg extension où nous contractons nos cuisses, jambes tendues, contre la résistance de la machine.

Paul James Back Squat PPM avec Francis Benfatto

Stimuler la croissance d’un groupe de muscles est extrêmement difficile et nécessite beaucoup de ressources. L’exercice d’isolation nécessite moins d’énergie qu’un exercice de base pour être réalisé car il engage moins de muscles d’une part. D’autre part s’entraîner assis (par exemple au tirage vertical) est moins éprouvant que debout (rowing barre). Ce point peut paraître dérisoire, mais les ressources sont une des clés de la progression musculaire. 

 

3.b. L’exercice unique 

L’intensité de travail requise pour parvenir à stresser systématiquement et suffisamment un muscle demande de concentrer ses efforts physiques et mentaux sur un unique exercice et non d’alterner entre différents mouvements au sein d’une séance. L’argument primordial pour choisir un bon exercice en PPM se résume à cette question : « Est-ce que je ressens profondément le muscle ciblé travailler et se contracter fortement contre résistance ? » Si oui, allez-y ! 

Exercices recommandés par Francis Benfatto :  

Pectoraux : Pec-Deck 

Dorsaux : Tirage poulie assis, prise large  

 

Biceps : Curls haltères alternés en supination 

Triceps : Extension à la poulie haute, barre droite 

Deltoïdes : Élévations latérales assis/debout 

Trapèzes : Haussement d’épaules 

Abdominaux : Crunch

Quadriceps : Leg extension

Ischio : Leg curl 

Adducteurs : Hip Adduction

Fessiers : Hip Abduction 

Mollets : Extension des pieds jambes tendues 

La PPM est une méthode qui se base sur la logique. On a le souci d’être productif et donc il faut être efficace. Un unique exercice permet de perfectionner son geste à tous les niveaux : position du corps, position des membres, exacerbation et amplification des sensations musculaires, etc. On s’investit donc dans un mouvement pour travailler un muscle car c’est le plus efficace. Tout comme un golfeur qui va s’installer devant son seau de balles au practice et répéter le même geste pour retrouver le même vol de balle afin d’être capable de ressortir le geste parfait menant au coup parfait au moment opportun. Le choix de l’exercice unique est d’autant plus logique qu’il nous permet d’aiguiser nos connexions neuromusculaires. Ce n’est pas parce qu’on ne fait pas tous les exercices du répertoire qu’on met en péril ses progrès. Bien au contraire, tous les exercices ne sont pas aussi efficaces les uns que les autres et vos muscles ne savent pas les différencier. Ils ne peuvent que s’allonger ou se raccourcir. 

Rien ne vous empêche d’alterner (ni ne vous y oblige) entre plusieurs exercices à chaque séance. On peut parfaitement établir un roulement entre un exercice de tirage vertical pour le dos une fois et un exercice de rowing une autre fois. Il vous faudra de toute manière essayer différents gestes dans votre salle afin de déterminer « vos » exercices.

À un niveau plus avancé, on peut tout à fait s’entraîner avec des exercices polyarticulaires. C’est cependant plus difficile techniquement et plus éprouvant. On peut aussi s’entraîner en superset ce qui requiert un niveau encore supérieur. 

 

3.c. Vitesse

La vitesse d’exécution en Performance Progressive est nécessairement lente, et de plus en plus lente. Elle peut prendre le pas sur le muscle et être responsable en trop grande partie du déplacement de la charge. À ce titre, on la considère comme une force extérieure parasite. En Phase 1, la vitesse d’exécution ne peut pas dépasser celle à partir de laquelle plus aucune force d’inertie ne rentre en jeu. Il ne doit y avoir aucun à-coup. Cela donne des répétitions de 10 secondes environ. En Phase 2, une répétition durera 15 secondes et en Phase 3, on passe à 20 secondes avec une contraction musculaire maintenue 3 sec. Toutefois, la notion de temps ne doit pas vous obnubiler car la concentration sur la sensation doit prendre le pas sur le reste. L’horloge doit être un outil et non devenir des menottes à vos poignets. Les temps donnés ci-dessus servent de référence mais en aucun cas vous ne devez avoir les yeux fixés sur la trotteuse de l’horloge pendant vos répétitions.  

Cette vitesse d’exécution optimise la concentration, les sensations et le temps sous tension. La vitesse très lente permet de flirter avec la difficulté et l’échec musculaire tout au long de la répétition. On force le muscle à recruter un maximum de fibres ce qui rend la contraction finale d’autant plus forte et productive. Cela demande cependant une grande technique d’exécution (cf. 3.e.). La première fois que vous le ressentirez réellement, vous ne pourrez plus jamais revenir en arrière. Toutefois, résumer la PPM en une technique d’entraînement super lent reviendrait à dire que nager consiste à ne pas couler. 

 

3.d. Lourd

Le travail lourd en PPM est nécessaire et se prépare. Il est question de devenir plus que parfait sur un moins grand nombre de répétitions. En musculation, travailler lourd demande un engagement maximal à la fois envoûtant et étourdissant. Mais travailler lourd ne se résume pas à empiler des disques sur une barre. La PPM est une méthode de musculation et non d’haltérophilie ! C’est-à-dire que bouger un poids d’un point A à un point B ne nous intéresse pas. Nous recherchons la transmission d’un maximum de tension de la charge manipulée vers les fibres musculaires.

Bodybuilding

Paul James Développé couché PPM avec Francis Benfatto

Le principe de surcharge progressive (augmenter le poids de séance en séance) est à la base de la progression de la plupart des méthodes d’entraînement. Le pratiquant est forcément limité : on ne peut pas augmenter le poids indéfiniment, ni à chaque séance. Il se retrouve alors à réduire de plus en plus l’amplitude. Le cercle vicieux et dangereux commence. La PPM utilise l’augmentation de la charge comme élément de progression, certes. Toutefois, on retrouve la foule d’éléments du Puzzle Technique à améliorer avant. L’augmentation de la charge arrive en dernier dans la progression. On peut donc faire plusieurs séances aux mêmes poids et continuer de progresser, grâce à l’amélioration des autres éléments qui travaillent en synergie. La PPM refuse le fatalisme des autres méthodes qui est d’user, blesser et fatiguer le pratiquant inutilement, le forçant à « cycler » pour récupérer. La manière dont vous exécutez le mouvement détermine le pourcentage de transmission de la charge au muscle. Ainsi, si par votre forme d’exécution et votre concentration vous parvenez à ne transmettre que 50% du poids dans le muscle exercé, un haltère de 18kg est nécessaire pour transmettre 9kg de tension pure au biceps lors d’un curl. Quel gâchis ! En appliquant les principes PPM, vous augmentez votre pourcentage de transmission de tension au muscle. Le poids devient lourd pour le muscle sans éprouver l’organisme ou les articulations. 

C’est quand les grandes difficultés musculaires à déplacer la charge arrivent qu’il faut avoir en automatisme le contrôle du positionnement de l’ensemble du corps. Il n’est pas question de trahir une position parfaite pour faciliter le travail musculaire. Au contraire, on augmente la difficulté en maintenant sa forme d’exécution exemplaire et en maintenant toute la tension dans le muscle. L’attention se porte entièrement sur la performance physique. On s’entraîne mieux. 

 

 

3.e. Force des contractions 

Plus le nombre de fibres musculaires engagées est élevé, plus les contractions musculaires sont phénoménales. Comme l’explique Francis Benfatto :

« La force des contractions générées à l’entraînement est la clé de la stimulation de la croissance. Toute la difficulté est de les atteindre tous les jours et pour tous les muscles : petits, gros, points forts et points faibles. »

Bodybuilding

Paul James et Francis Benfatto : Fentes PPM à Cape Town

Le protocole de croissance PPM prépare l’organisme, le mental et les groupes muscles/tendons/articulations en jeu à accepter le stress nécessaire pour aller chercher ces contractions fortes et de plus en plus fortes. Il s’agit d’isoler le travail musculaire en imposant une telle tension au muscle, si longtemps, qu’il est obligé d’aller chercher toute l’aide nécessaire en recrutant davantage de fibres pour soutenir l’effort. La difficulté est de préserver sa forme d’exécution exemplaire de manière à ce que l’aide demandée par le muscle ne puisse pas venir de l’assistanat d’autres muscles (comme le dos au squat) ou de forces extérieures (comme l’inertie et l’explosivité). 

Les muscles sont comme le cerveau ou les poumons. Nous ne parvenons à utiliser qu’une petite partie de leurs capacités au quotidien. Les apnéistes en savent quelque chose ! Grâce à la patience et à l’exécution précise de certains exercices, ces plongeurs naturels parviennent à améliorer leur capacité respiratoire. Le recrutement du nombre de fibres musculaires est similaire : il se travaille. Avec du temps et des exercices spécifiques, nous vous affirmons que vous pouvez recruter un maximum de fibres musculaires à chaque répétition et augmenter la force de vos contractions. Pour ce faire, il faut mettre en place tous les éléments de la méthode afin d’obtenir une isolation parfaite du travail musculaire, sur une amplitude maximale, à une vitesse très lente sur les séries les plus lourdes. 

 

3.f. Échec

L’échec musculaire est un élément de plus dans le puzzle PPM et pas des moindres. C’est une sensation — et non une simple conséquence — permettant de contrôler la progression de l’intensité au sein d’une séance. Clarifions tout de suite une chose : il ne suffit pas de bouger un poids jusqu’à ne plus en être capable pour avoir atteint l’échec musculaire et prendre du muscle. Tout comme gravir deux fois un même sommet peut exiger d’un alpiniste qu’il emprunte deux voies différentes car tous les chemins ne sont pas praticables en toutes saisons. Il faudra peut-être plus d’énergie ou passer par une phase plus intense d’escalade etc. L’entraînement est similaire au sens que ce que vous avez réussi à mettre en place la semaine dernière peut s’avérer impossible aujourd’hui : ressources différentes, machines ou haltères indisponibles, esprit préoccupé, sensations plus ou moins bonnes, etc.

Paul James : « Bodybuilding = Alpinisme »

Le véritable échec musculaire ne peut être atteint 5 minutes après avoir commencé sa séance. Ni le corps ni le mental n’en sont capables, ils vous stopperont avant (sauf pour certains êtres d’exception comme le 6x Mr Olympia Dorian Yates). Il faut amener progressivement le corps tout entier à accepter l’augmentation du stress qu’on lui impose. 

Pour ce faire, nous allons flirter avec la sensation d’échec tout au long de la séance, dès la première série. On flirte avec la sensation d’échec à 20 reps, puis à 15 reps et 10 reps, 6 reps etc. et on repousse ses capacités à supporter les difficultés grandissantes. 

À vous de vous prouver que vous êtes fait de l’étoffe des héros des temps modernes : des hommes et des femmes qui refusent de se complaire dans leur confort et viennent construire leur corps et leur mental contre la fatigue, les excuses et l’impatience. Une personne accomplie physiquement et mentalement. 

 

3.g. Amplitude

L’amplitude d’exécution est toujours complète ce qui signifie morphologiquement maximale en PPM. Par exemple, tout le monde ne peut morphologiquement pas squatter fesses au talon car cela requiert un bassin et une tête de fémur adaptés. En revanche, il n’est pas question de blâmer une supposée génétique pour justifier un simple manque de souplesse. Francis Benfatto insiste sur les premières séries (Phase 1) pour améliorer son amplitude d’exécution grâce à l’échauffement des articulations, des tendons, des ligaments et du mental. Il recommande d’étirer le muscle exercé entre les séries mais aussi le muscle antagoniste pour que la position de contraction soit plus confortable. Quand le muscle exercé est contracté, son antagoniste est étiré, si vous manquez de souplesse, une sensation désagréable d’étirement vous empêchera de bien travailler en amplitude complète. Ainsi faut-il étirer 10-15 secondes ses ischio-jambiers quand on entraîne ses quadriceps au leg extension.

L’amplitude d’exécution complète passe aussi par un positionnement parfait des parties corporelles à travers tout le mouvement. Cela force à être en contrôle permanent et participe à l’isolation du travail musculaire. La différence d’amplitude d’exécution est souvent quantitativement petite (quelques centimètres ici et là) mais qualitativement énorme. Ce sont les extrémités du mouvement qui sont généralement délaissées. C’est énorme car c’est au moment du verrouillage des articulations que la forte contraction musculaire a lieu. Les séries d’échauffement nous permettent d’effectuer ce verrouillage sans dégrader l’intégrité de nos articulations. Quant à la portion d’étirement, elle permet de rééquilibrer les tensions entre les fibres musculaires. Cela diminue les risques de blessures en répartissant équitablement la charge entre les fibres ce qui vous rend aussi plus fort. Se priver de l’étirement complet des fibres musculaires et de leur contraction maximale est un sacré gâchis.

 

 

3.h. Repos Actif et Hydratation 

Le temps de repos nécessaire varie de 2 à 5 minutes en règle générale. Il n’est pas question de se chronométrer. On démarre la série suivante si et seulement si on est prêt physiquement et psychologiquement à fournir un effort plus intense que lors de la série précédente. Il ne sert à rien de se précipiter pour faire ensuite un mauvais travail. Mieux vaut réussir à son rythme qu’échouer plus vite, n’est-ce pas ?

Francis Benfatto conseille de profiter du temps de repos entre les séries pour marcher, bien s’étirer et bien s’hydrater. Cela améliore la récupération. Il parvient à exploiter l’énergie dans l’eau en suivant ce protocole précis d’assimilation : estomac vide (le champion français s’entraîne même à jeun), eau froide consommée en petite quantité régulière entre des séries de travail musculaire. Il remplit ainsi ses muscles, son cerveau et tout son organisme d’eau, décuplant ses performances physiques, sa concentration et son intellect. 

 

4. L’âge ne trompe pas

En 2006, au Grand Prix d’Australie, après 14 ans loin des scènes de compétition, Francis Benfatto a effectué le plus grand come back de l’histoire du bodybuilding. Il est revenu sur scène dans une forme plus incroyable qu’à la trentaine où il concourait à l’Olympia. Il était parvenu, malgré son âge et ses blessures, à prendre du volume musculaire partout. Lors du dernier Mr Olympia, le formidable athlète qu’est Kevin Levrone nous a octroyé un magnifique come back à 52 ans, après 13 ans d’absence. Toutefois, il n’a pas su revenir à son niveau d’antan. En particulier pour le dos et les cuisses. Cela s’explique facilement. Les techniques d’entraînement habituelles sont beaucoup trop traumatisantes pour reconstruire un physique à cet âge. C’est en mettant au point la PPM que Francis a pu réaliser son exploit toujours inégalé. Ce n’est pas parce que votre corps ne souffre pas encore que vous devez l’user prématurément. Surtout que désormais, vous savez que la PPM vous permet d’atteindre vos objectifs de développement musculaire sans vous blesser ni mettre en péril votre intégrité physique. Avec le temps et l’assiduité nécessaire, elle permet à tous d’atteindre son potentiel génétique musculaire.

Francis Benfatto

« La PPM c’est du gourmet, pas du gourmand. On augmente la difficulté pour augmenter la force des contractions musculaires. Car on est meilleur avec chacun et tous les éléments de la procédure. Le muscle n’a alors pas d’autre choix que de stimuler sa croissance. Il n’a plus qu’à se reposer et attendre que la production se fasse. Tout arrive en synergie et devient exceptionnel, chaque élément rajoute une dimension. On améliore le travail sans avoir besoin d’augmenter les charges. Là est la subtilité et l’intelligence de la méthode. Et c’est pour tout ça qu’elle est fiable. » 

« Aujourd’hui je vis ce programme de longévité 24/7, et je constate tous ses incroyables effets positifs sur mes niveaux d’énergie, mon bien-être, mon mental, ma créativité, ma fonctionnalité physique et toutes les autres dimensions de ma vie. » 

 

Stimuler – Récupérer – Produire.

 

« La PPM est une méthode fiable, humaine, intelligente, rationnelle, effective et productive pour le plus grand nombre de pratiquants. » Francis Benfatto

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